Retour sur la session d’hiver de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe
En février dernier, j’ai participé à la session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), un moment essentiel pour porter la voix de celles et ceux qui refusent les reculs démocratiques et les atteintes aux droits fondamentaux. Dans un contexte international marqué par de fortes tensions et par la montée de discours réactionnaires, j’ai pris la parole à plusieurs reprises pour alerter sur la remise en question des droits humains, de la démocratie et de l’Etat de droit.
Défendre la CEDH face aux attaques abjectes contre les droits humains

Lors de cette session, j’ai tenu à alerter sur une menace particulièrement grave : la remise en cause de l’application de la Convention européenne des droits de l’Homme aux personnes exilées.
Aujourd’hui, certains gouvernements cherchent à exclure une partie de la population des garanties fondamentales. C’est une rupture majeure avec l’universalité des droits humains.
J’ai donc interpellé directement le Secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset, pour lui demander de prendre clairement position. On ne peut pas rester dans l’ambiguïté face à ces offensives. Il faut défendre sans compromis l’État de droit et refuser toute hiérarchisation des droits.
Moyen-Orient : exiger le respect des droits fondamentaux
J’ai également pris la parole pour dénoncer les violences massives en cours au Moyen-Orient, notamment en Palestine, en Iran et en Syrie.
Face à ces situations, notre responsabilité est claire : protéger les populations civiles, défendre leur intégrité et faire respecter leurs droits fondamentaux.

Mercosur : une dérive antidémocratique inacceptable

Enfin, j’ai dénoncé la volonté de la Commission européenne de passer en force sur l’accord de libre-échange avec le Mercosur.
Cette méthode est profondément problématique. Elle contourne le débat démocratique et méprise le rôle du Parlement européen, qui s’est pourtant prononcé en faveur d’un contrôle de légalité de cet accord.
Cet accord menace directement les agriculteurs et les agricultrices, ainsi que les standards sociaux et environnementaux.
J’ai rappelé que nous ne pouvons pas accepter une politique commerciale qui sacrifie les peuples au nom du libre-échange.
Cette session de l’APCE a confirmé une chose : les droits humains, la démocratie et l’État de droit sont aujourd’hui attaqués de toutes parts.
Face à cela, je continuerai à porter une voix claire et déterminée, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent les reculs et qui défendent une société plus juste, plus solidaire et fidèle à ses principes fondamentaux.