À Colmar, nous étions des centaines à refuser la banalisation de l’extrême droite
Quand l’extrême droite cherche à se rendre fréquentable
Ce samedi à Colmar se tenait un banquet organisé par le Canon Français et cofinancé par le milliardaire d’extreme droite Pierre-Édouard Stérin. Derrière l’image d’un simple moment convivial se cache une stratégie de banalisation des idées de l’extrême droite.
Ces événements participent à rendre acceptables dans le débat public des discours de division, de discrimination et de rejet de l’autre portés par l’extrême droite. C’est d’ailleurs là toute la stratégie de Pierre-Edouard Stérin, qui utilise sa fortune pour favoriser l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
Une mobilisation massive pour dire non
J’ai demandé au préfet du Haut-Rhin et au maire de Colmar d’interdire cet événement, sans succès. En 2026, un meeting dénonçant le génocide à Gaza est plus facilement interdit qu’un banquet d’extrême droite. Cette situation révèle une forme de tolérance institutionnelle à l’égard des réseaux d’extrême droite, alors même que leurs idées menacent directement les principes d’égalité, de fraternité et de démocratie.
Face à cela, un contre pic-nic républicain a eu lieu à Colmar. Nous étions des centaines mobilisé-es, venu-es de toute l’Alsace, pour dénoncer la tenue du banquet. Notre présence a envoyé un message clair : l’Alsace ne laissera pas l’extrême droite s’installer sans résistance.
Construire l’alternative : l’unité populaire contre la haine
Pour La France insoumise, la lutte contre l’extrême droite ne se limite pas à la dénonciation de ses provocations. Elle consiste à combattre les causes qui nourrissent sa progression.
Lorsque les services publics reculent, lorsque les salaires stagnent, lorsque le coût de la vie explose et que les plus riches accumulent des fortunes toujours plus importantes, la colère sociale grandit. L’extrême droite prétend répondre à cette colère en désignant des ennemis imaginaires.
La réponse à l’extrême droite n’est pas la concurrence sur son terrain. Elle est dans la construction d’une République sociale, écologique et démocratique capable d’améliorer concrètement la vie du plus grand nombre.
La mobilisation de Colmar en est une illustration. Nous continuerons à nous opposer partout aux tentatives de banalisation de l’extrême droite. Nous continuerons à défendre la solidarité contre le rejet de l’autre, l’égalité contre les discriminations et la démocratie contre les logiques autoritaires.
Ils nous trouveront partout sur leur chemin.