Médecine scolaire : l’urgence d’agir face à une pénurie organisée

Publié le 25 mars 2026, par Emmanuel Fernandes

Assemblée

Le 15 septembre dernier, à la suite d’un courrier que je lui avais adressé pour alerter sur l’effondrement de la médecine scolaire, Madame Élisabeth Borne affirmait vouloir « renforcer la présence sanitaire » dans les établissements et rendre ces métiers plus attractifs.

Sur le papier, ces engagements vont dans le bon sens. Mais dans les faits, la situation continue de se dégrader.

Le gouvernement évoque une prétendue « crise de vocations », comme si le manque de personnels relevait d’un phénomène naturel et inévitable. Cette explication ne tient pas. Sur le terrain, la réalité est tout autre.

Les représentants syndicaux de l’académie de Strasbourg m’ont alerté : depuis plusieurs mois, des candidatures de personnels pourtant qualifiés sont refusées par le rectorat. Autrement dit, des professionnels prêts à exercer ne sont pas recrutés.

Cette situation interroge profondément. Elle laisse penser que la pénurie actuelle n’est pas subie, mais organisée, dans une logique de réduction des coûts au sein de l’Éducation nationale.

Comment, dans ces conditions, prétendre faire de la santé mentale une grande cause nationale ? Comment lutter efficacement contre le harcèlement scolaire, accompagner les élèves en difficulté, ou garantir leur bien-être, sans personnels suffisants ?

Les infirmières scolaires, les assistantes sociales et l’ensemble des professionnels de la médecine scolaire jouent un rôle central dans la prévention, l’écoute et la prise en charge des élèves. Les laisser en sous-effectif, c’est fragiliser toute la communauté éducative.

Cette approche purement comptable est irresponsable. Elle met en danger les élèves et accentue l’épuisement des personnels déjà en poste.

Face à cette situation, j’ai interpellé le ministre de l’Éducation nationale ainsi que le recteur de Strasbourg. Je demande le déblocage immédiat des moyens nécessaires pour recruter sans délai tous les candidats qualifiés, dans des conditions de travail dignes, sur l’ensemble du territoire.

Il y a urgence. Nous ne pouvons accepter que des postes restent vacants pour des raisons budgétaires à court terme, au détriment de la santé et de l’avenir de nos enfants.

Face à cela j’ai interpelé le Ministre de l’Education Nationale et le Recteur de Strasbourg

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